Comité de pilotage du 27 avril 2017

 In Suivi des travaux

Hélène et Jacques des Jardins de Bouet nous ont accueilli chez eux pour ce deuxième Comité de Pilotage.

Puis, nous avons commencé notre Comité de Pilotage. L'objectif principal était de discuter et valider le "schéma des objectifs" dans lesquels s'inscrivent les micro-fermes. Il nous donne un premier cadre de définition et nous permet d'élaborer notre questionnaire complet de recensement.

Les membres du Comité de Pilotage ont validé :

  • La forme de la fiche de recensement : dans un premier temps, nous définissons les microfermes à travers des objectifs et des critères d’identification (2, 3 ou 4 par objectif) ;
  • Le caractère évolutif de la définition des micro-fermes ;
  • Le fait que pour qu’une ferme soit identifiée comme micro-ferme, il faut qu’elle « valide » les 5 objectifs ;
  • Le fait que les critères d’identification seront renseignés par des indicateurs qualitatifs et quantitatifs (jusqu’à 2-3 indicateurs par critère) ; Le traitement des informations qualitatives sera étudié à la fin de l'année.

Il reste de nombreux points de discussion concernant les objectifs et les critères d'identification, le schéma de définition évoluera tout au long de l'étape 1.

 

Nous étions en compagnie de Sylvain Marques, maraîcher installé depuis 2016 sur la commune de Cestas (sud de Bordeaux), et de ses trois stagiaires actuellement en formation au CFPPA de Blanquefort.

 

QUELQUES POINTS DE DISCUSSION GLOBALE

  • Débat autour du choix du terme "objectif" au lieu de "critère" pour construire le schéma de définition ci-dessus. Nous gardons le terme "objectif" pour l'instant pour garder l'idée d'actions réalisée, en cours ou projetée. De plus, cela nous permet de distinguer clairement 3 niveaux : objectifs, critères d'identification et indicateurs (à élaborer fin 2017).
  • Débat autour de la pertinence d’isoler l’objectif « Tendre vers l’autonomie » qui est semble-t-il assez transversal. Le choix a été de le garder car il est ressorti lors du Comité d'Accompagnement et lors des entretiens. Il semble correspondre à un objectif fort des micro-fermes, au sein de la démarche d'agriculture paysanne dont c'est l'un des fondements.
  • Le comité de pilotage reconnaît que la notion de micro-ferme est encore très floue et que la frontière est assez perméable entre les trois étapes du programme : identification, caractérisation et évaluation.

POINTS DE DISCUSSION PAR OBJECTIF

Evolution des titres des objectifs et quelques éléments de discussion et justification..

  • Préserver l’environnement → ŒUVRER POUR L’AGRO-ECOSYSTEME

Le mot « préserver » était un peu restrictif. Les termes « œuvrer, améliorer, bonifier, prendre en compte, favoriser, promouvoir » sont évoqués.
Le terme « environnement » a été difficile à remplacer… Les termes agro-écologie, biodiversité, relation homme-nature, agro-écosystème, systèmes écologiques sont évoqués.
Le choix s’est tourné vers un terme plus « engagé » qui évoque l’intervention de l’homme pour aggrader l’écosystème cultivé et son environnement.

  • Dynamiser le territoire → S’INSCRIRE DANS LE TERRITOIRE

« Dynamiser le territoire » évoquait plus le développement territorial alors qu’il s’agit ici d’identifier le fait que les micro-fermes « travaille » avec et pour le territoire.

  • Exercer une activité agricole professionnelle à petite échelle → EXERCER UNE ACTIVITÉ AGRICOLE PROFESSIONNELLE DE PETITE DIMENSION

Pour le recensement, nous excluons les activités agricoles uniquement de loisirs (donc non agricoles). Sont prises en compte, à la fois la production alimentaire au sens large (par ex. : le safran, les PPAM) et la production non alimentaire  (par ex. : un élevage de chèvres angora élevées pour la laine Mohair). Référence au statut d’agriculteur (affiliation à la couverture sociale des agriculteurs), qu’il soit cotisant solidaire, agriculteur à titre principal ou secondaire voire non inscrit mais dont l’activité agricole pourrait bénéficier d’une affiliation MSA.

Dans la description des activités (surface, temps de travail, etc.), nous prenons en compte la production mais aussi les activités dans le prolongement de l’acte de produire (transformation, commercialisation).

Suivant l'approche géographique, la notion de « petite échelle » ne convenait pas car elle fait un contre-sens (l'échelle 1/100 000 est plus petite que 1/10 000 ; la deuxième étant utilisée pour décrire de plus grandes surfaces). Il faut décrire le fait d’être « micro » mais la limite devient encore plus floue depuis la loi d'Avenir 2014 et ses décrets de 2016 : changement du critère principale Surface Minimale d'Installation (SMI) -> Activité Minimale d'Assujettissement (AMA). Ainsi, en théorie, l'activité minimale n'est plus quantifiée uniquement sur la surface cultivée mais aussi à travers le temps de travail ou le revenu.

Citation d'un membre du Comité de pilotage : « L’intérêt du sujet, c’est de recenser un certain nombre d’activités agricoles qui sont en deçà ou à la frontière des seuils d’affiliation et en plus qui fonctionnent… et pas seulement sur le plan économique, mais également sur le plan territorial, sur le plan environnemental, etc. »

  • Rechercher l’autonomie → TENDRE VERS L'AUTONOMIE

Une discussion s’est portée sur la précision ou non du terme « autonomie » : décisionnelle uniquement ? En effet, la notion d’autonomie est très large et les critères semblent s’orienter surtout vers ce type d’autonomie. Discussion sur la possibilité d’ajouter la notion de résilience… celle-ci viendra surement plus tard dans la définition des indicateurs et lors de l’étape de caractérisation.

  • S’intégrer dans un projet de vie → RÉALISER UN PROJET DE VIE

Le terme « s’intégrer » ne convenaient pas car il s’agit de construire un projet de vie, le rendre réel : « réaliser ».

Recent Posts

Leave a Comment

Nous contacter

Not readable? Change text.

Start typing and press Enter to search