Lancement du programme !

 In Suivi des travaux

Vendredi 16 décembre 2016, le comité de pilotage s'est réuni quasiment au complet dans une salle de réunion de la Maison des Suds (Pessac, Gironde), là où sont situés les bureaux du coordinateur et des géographes impliqué-e-s dans le programme.

Pour préparer cette réunion, Damien Toublant, agronome et futur coordinateur du programme, a conduit une série d'entretiens auprès de 11 membres du Comité de pilotage, 9 acteur-rice-s du système alimentaire local (dont 3 auditions lors d'un module "Sciences et Société" / Université de Bordeaux Montaigne). L'objectif était de donner quelques éléments de perception de la notion de micro-ferme et de préparer "l'arrivée" de notre programme dans le paysage des acteur-rice-s existant-e-s en Gironde.

Hormis des questions d'organisation du travail et du souci de la recherche de financement, MicroAgri étant financé par la Fondation de France sur la moitié des trois ans, quelques citations d'acteur-rice-s ont été présenté-e-s aux membres du Comité de pilotage pour discussion.

Voici quelques éléments structurant du débat :

  • « Il faudra dépasser le lien micro-ferme et maraîchage ! » « La notion fondamentale est celle de la proximité et on peut inclure tous les types de production y compris non alimentaires ».
  • « En général, la communication sur le sujet n’est pas assez factuelle et objective ! » « Le terme micro-ferme est connoté, associé au militantisme, à la permaculture, aux néo-ruraux. Certaines personnes en "micro-ferme" ne se reconnaissent pas dans ce terme ».
  • « Les systèmes agricoles que l’on va étudier remettent en cause beaucoup de schémas classiques (mécanisation, produits phytos, déconnexion producteur/consommateur…). Et bien que l’on souhaite être objectif et non militant, nous risquons d’être soumis aux critiques et aux réactions émotionnelles ».
  • « Beaucoup d’acteurs sont en attente de démonstration de la viabilité de la micro-agriculture »
  • « La zone de risque est l’installation, durant les 5 premières années, il faut s’y intéresser ! Car Kévin Morel, ancien doctorant de François Léger (UMR SADAPT AgroParisTech - INRA), s’est intéressé à des unités pour la plupart déjà installées. La question de l’accompagnement à l’installation et de l’état instable des 5 premières années est une question à traiter factuellement ».
  • « Ce qui nous intéresse, ce sont aussi les trajectoires de vie des « micro-fermier-ère-s », il faut y penser dans la typologie des porteur-euse-s de projets et des personnes installées (récemment et depuis longtemps : limite à définir) ».
  • « S’intéresser à la relation ville-campagne qui est très présente en Gironde, ce qui n’est pas le cas d’autres départements (attention donc à la généralisation) ».
  • « Les micro-fermes sont des petites structures et les cantines scolaires sont des petites structures donc elles peuvent « matcher » ensemble. Il y a une logique territoriale : installation, utilisation des zones sanctuarisées, approvisionnement des cantines scolaires (cf. loi d'ancrage dont la député Brigitte Allain a été à l'initiative).
  • « Ne pas hésiter à "relire" le territoire à travers le prisme des micro-fermes, de manière dynamique ».

Au-delà de la connaissance de cette forme d’agriculture, à terme, MicroAgri aura pour objectifs de :

  • Participer à l’évolution des systèmes de production et de culture vers des systèmes agro-écologiques (économes en intrants) et à leur diffusion,
  • Améliorer l’accompagnement de ce type de structure agricole,
  • Permettre l’adaptation des cadres de référence départementaux définissant les critères d’assujettissement à la couverture sociale,
  • Inciter la prise en compte de ces structures engagées dans la transition agro-écologique dans les politiques publiques.
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